Évariste Boulay-Paty,
Poésies posthumes et inédites d'Émile Roulland
(1838)
“ L'amour ! bientôt ton cœur va devenir sa proie, Et les vagues ennuis s'étendront sur ta joie Comme un orage sur le jour. La mer est calme encore et le ciel sans nuage ; Du grand livre ignoré c'est la première page , Savoure-la ; bientôt ses tableaux changeront. De son souffle glacé le temps les décolore ; Ilâte-toi ; car la nuit remplacera l'aurore, Et tes regards s'assombriront. Quand des illusions le bandeau se déchire, Quand tout ce qu'ici-bas l'on aime et l'on admire S'offre dans le néant de la réalité ”
