Résumé

Victor Leroux Les Voix du siècle, par Victor Leroux (1836)

Honte à celle qui prend, ainsi qu'une parure, Un enfant, dont le cœur est simple et l'ame pure; — Qui le tient endormi, Comme un bouquet de fleurs, sur son sein adultère, Qui l'effeuille en jouant, et puis le jette à terre: Honte sur elle, ami!
Mais pitié pour l'enfant, simple Je cœur et d'aine, Qui suspendit sa vie aux yeux de cette femme!
Oh pitié! — Car toujours Il dépense à l'aimer sa force et sa pensée; Et, quand l'heure du rêve est à jamais passée, Il regrette ses jours!
Femme, après ton amour, son aine n'est plus neuve.
Source : Gallica

Victor Leroux Les Voix du siècle, par Victor Leroux (1836)

Puis, comme un front de mort, traverser solitaire
Au milieu des vivans sans croyance , sans foi ; Marcher en tâtonnant, ne toucher qu'à la terre ; A chaque nouveau pas heurter contre un mystère ; Tout vouloir; n'avoir rien !-C'est tout homme !-C'est moi !
Que d'heures dans un an ! — Et que de jours à vivre!
— A combien de dégouts il me faudra survivre !
— Quel abîme à creuser!- Oh ! Je voudrais mourir,
Pour savoir, si la mort elle-même est mensonge, Si l'éternité vaut la peine de souffrir; Si paradis, enfer, tout cela n'est qu'un songe !
Source : Gallica

Victor Leroux Les Voix du siècle, par Victor Leroux (1836)

Ton front est si rêveur, que tu n'es pas cet ange, Avec deux ailes d'or, qui garde mon sommeil!
Ici, je n'ai d'amour que pour la poésie; Je lis ce nom divin écrit sur chaque fleur; Mon ame par le deuil ne fut jamais saisie!
Il n'est pas pour moi de douleur!
Quoi. lorsque, pour rester, je n'ai qu'à peine une heure, 'Sans la vivre, il me faut au monde dire adieu'
Lorsque je suis heureux, il faut donc que jé meure ;.
Je suis trop jeune encor, n'est-ce pas, ô mon Dieu?
Source : Gallica

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