Émile Péhant,
Sonnets et poésies (Nouvelle édition avec une préface…
(1875)
“ Par le milieu Soudain le ciel s'ouvrit comme dans un orage, Et moi, de mes deux mains je voilai mon visage ; Car dans tout son éclat j'avais vu passer Dieu. Une voix s'entendit, semblable au vent qui gronde : « Les flots de l'égoïsme ont inondé le monde; Poëte, va prêcher, car mon jour est sonné. » Le ciel se referma ; sous la nuit aux longs voiles Le soleil disparut, pâle et découronné, Et la lune brilla, blanche, entre mille étoiles. HOMÈRE 0 riches de la terre, à tout homme qui pleure Et qui, les yeux baissés, vous dit tout bas : « J'ai faim ! » ”
