Ferdinand Dugué,
Le Vol des heures, poésies, par Ferdinand Dugué…
(1839)
“ Et moi je murmurai doucement : Aimons-nous !... Alors, son oeil voilé s'éclaira d'une flamme, Comme en un livre ouvert je pus lire en son âme, Et lui dis avec foi, ma lèvre sur sa main : Au lever du soleil soyez ici demain !... Elle y fut ! — Aujourd'hui, je crois la voir encore, Plus calme que le ciel, plus rose que l'aurore, Mais plus tremblante aussi que le rameau penché Où quelque rossignol s'est tout-à-coup perché, Venir à ma rencontre et baiser la première Mon front qui rayonna d'une chaste lumière : Comme tout souriait aux voeux de notre amour ”
