Édouard Turquety, Hymnes sacrées (1846)
“ SOUVIENS-TOI. 0 mon cœur, souviens-toi, quand la haine insensée Amassera ses flots autour de ta pensée, Souviens-toi que ta vie est promise au malheur ; Qu'il faut marcher au but que le ciel te propose, Et qu'on n'y monte pas sans que le pied se pose Sur l'échelon de la douleur. Souviens-toi, si la foule en hurlant te renie, Que les hommes de cœur, les âmes de génie Ne connurent jamais ni repos, ni sommeil, Et que ces arbres forts qu'aucun souffle ne brise, Demandèrent toujours l'orage au lieu de brise, L'éclair en place de soleil. ”
