Édouard Turquety

Résumé

Édouard Turquety,  Hymnes sacrées (1846)

“ SOUVIENS-TOI.
0 mon cœur, souviens-toi, quand la haine insensée Amassera ses flots autour de ta pensée, Souviens-toi que ta vie est promise au malheur ; Qu'il faut marcher au but que le ciel te propose, Et qu'on n'y monte pas sans que le pied se pose Sur l'échelon de la douleur.
Souviens-toi, si la foule en hurlant te renie, Que les hommes de cœur, les âmes de génie Ne connurent jamais ni repos, ni sommeil, Et que ces arbres forts qu'aucun souffle ne brise, Demandèrent toujours l'orage au lieu de brise, L'éclair en place de soleil.
”
Source : Gallica

Édouard Turquety,  Hymnes sacrées (1839)

“ Toutes les richesses du monde Ne valent pas sa goutte d'eau.
Que ne la cherchez-vous? son aspect seul délivre Le cœur le plus brisé, le plus las de souffrir ; Cette source d'amour fait vivre, Celles du monde l'ont mourir.
Oh ! ne la fuyez pas : Jésus veut qu'on espère Dans les momens d'angoisse et d'intime douleur : N'est-il pas toujours notre Père, Comme il fut notre Rédempteur?
Et du fond du grand Ciel où notre âme l'implore, Où comme un flot d'encens nous élevons nos voix, Ne tend-il pas ses bras encore Comme il les tendait de la croix?
”
Source : Gallica

Édouard Turquety,  Hymnes sacrées (1846)

“ Mourir le cœur tout plein d'une angoisse profonde, Sur un coin do rocher à l'autre bout du monde.
Mourir sur un chevet anglais !
C'en est fait : le voilà qui, de sa couche sombre, Jette un œil dédaigneux sur les fastes sans nombre De son empire triomphant: Cette âme, dont le vol dépassa toutes gloires, Cette âme qui se fit un monde de victoires, Ne voit, ne rêve qu'un enfant.
Son enfant ! c'était là sa dernière pensée : Son enfant! c'est à lui que dans l'ombre glacée Il tendait ses bras au hasard: Point d'enfant!–Oh ! des pleurs sillonnaient sa paupière
”
Source : Gallica

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