Édouard Turquety, Poésies de Édouard Turquety : Amour et foi… (1835)
“ Ah! demande une sphère idéale et profonde, Un de ces lieux où l'âme aime à bâtir un monde D'amour, de lumière et de chant. Fuyons là, — soit que l'aube entr'ouvre comme un songe Ses palais de vapeurs, soit que le soleil plonge Dans les abîmes du couchant. Ma Poésie, à moi, c'est l'étoile qui tremble, La forêt solitaire où meurent tout ensemble Le dernier jour, le dernier bruit ; C'est l'orage des cieux, c'est, pendant la tempête, L'Océan hérissé comme un lion qui guette Sa proie au milieu de la nuit. C'est le vent de l'hiver, le vent qui hurle et pleul'e. ”
