Résumé

Édouard Turquety Poésies de Édouard Turquety : Amour et foi… (1835)

Ah! demande une sphère idéale et profonde, Un de ces lieux où l'âme aime à bâtir un monde D'amour, de lumière et de chant.
Fuyons là, — soit que l'aube entr'ouvre comme un songe Ses palais de vapeurs, soit que le soleil plonge Dans les abîmes du couchant.
Ma Poésie, à moi, c'est l'étoile qui tremble, La forêt solitaire où meurent tout ensemble Le dernier jour, le dernier bruit ; C'est l'orage des cieux, c'est, pendant la tempête, L'Océan hérissé comme un lion qui guette Sa proie au milieu de la nuit.
C'est le vent de l'hiver, le vent qui hurle et pleul'e.
Source : Gallica

Édouard Turquety Poésies de Édouard Turquety : Amour et foi… (1836)

Il a dit : « Aimez-vous; n'êtes-vous pas tous frères?
« Portez donc en commun vos communes misères ; « Aimez-vous, c'est assez.»
Oh ! que l'amour est doux! que sa force est divine !
Que ne puis-je, ô mon Rédempteur, De tous les cœurs souffrans ne former qu'un seul cœur Pour l'étreindre sur ma poitrine !
Amour, parfum du ciel, Aloès ou cinname, Fleur qu'on aime à cueillir dans les jardins de l'âme, Oh ! verse sur nos fronts un peu de ton doux miel, Amour, trésor d'en haut que la terre réclame, Amour, parfum du ciel!
Source : Gallica

Édouard Turquety Poésies de Édouard Turquety : Amour et foi… (1836)

On voit à sa rapide et farouche lueur Le flot d'en bas heurter le flot supérieur : Tous deux luttent d'audace, Se jettent l'un dans l'autre avec un même élan ; Et le vide s'efface, Et l'atmosphère entière, et le ciel et l'espace, Tout devient océan.
Et l'Océan fut roi ; ses vagues effarées Menaçaient les mondes surpris, Et le flot se joua dans sa couche éthérée, Quarante jours, quarante nuits.
Et quand l'onde sans frein eut suspendu sa marche, Quand la mer retomba, lasse de tant d'assauts, L'horizon était vide, on ne voyait que l'arche, Qui, sous le doigt de Dieu, fendait les grandes eaux.
Source : Gallica

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