Édouard Turquety, Hymnes sacrées (1846)
“ Le sommeil a pris dans ses voiles La terre comme les étoiles: A l'œuvre, il faut saisir l'instant. Le jour, quand je fais choir une tète courbée, Ce n'est pas franchement, c'est à la dérobée , Car l'homme que j'atteins n'est presque jamais seul : Mais la nuit, oh! la nuit je frappe en souveraine, Pas de regard jaloux qui m'offusque et me gêne Quand j'étends sur un front les plis de mon linceul. Allons, ô mon coursier pâle , Mon complice et mon témoin, Allons, car j'entends un râle , Et ce râle n'est pas loin. Oh ! j'aime à voir l'agonie , J'aime une face ternie, Un cœur prêt à se briser ”
