Édouard Turquety

Résumé

Édouard Turquety Poésie catholique

Sur tous les astres d’or dont l’étendue est ceinte,
Et les astres tremblaient et saluaient de crainte
Sa flamboyante royauté.
Enfin les vastes cieux, les étoiles, les mondes,
Tout s’effaça derrière lui ;
Et l’ange abandonné n’aperçut dans la nuit
Que des solitudes profondes.
Il s’effraie, il regarde... un astre, un astre encor,
Loin des cieux, loin du jour égarait son essor ;
Satan le voit, Satan arrive,
Il le frappe en passant d’une main convulsive,
L’entraîne, et dans un bond, avec son bras de fer,
Le pousse haletant jusqu’au seuil de l’enfer.
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Édouard Turquety Poésie catholique

Mon rêve au vol brûlant fuyait de grève en grève,
À la poursuite du Giaour.
Or maintenant la source où mon âme s’abreuve,
Où je puise à grands flots des ivresses sans nom,
Ce n’est plus Dante, Eschyle aussi large qu’un fleuve,
Ni le vieux Camoẽs, ni l’effréné Byron ;
J’ai là-bas, quand je cours fouler les hautes cimes,
J’ai mes chanteurs à moi, bien autrement sublimes,
La mer, la foudre et l’aquilon.
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