Résumé

Portrait de Catulle Mendès Catulle Mendès Le Parnasse contemporain/1869

Pour de vains dieux d’argile & de bois vermoulu,
Allumer de l’encens ni célébrer des fêtes,
Le préteur ordonna de la livrer aux bêtes ;
Et comme elle était jeune & vierge, & rougissait
Quand l’œil du juge impur sur elle se fixait,
Une clause formelle en l’édit contenue
Précisa qu’au supplice on la livrerait nue.
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Portrait de Catulle Mendès Catulle Mendès Le Parnasse contemporain/1869

Et, doux, ne m’ont frappé ni des mains ni de pierres.
— Mais s’ils t’osent frapper de pierres ou des mains ?
— Ces peuples sont très-bons, dirai-je, et très-humains,
Car leurs mains à lancer des pierres occupées
N’ont point levé sur moi de bâtons ni d’épées.
— Mais si leur fer t’atteint ?
— Mais si leur fer t’atteint ? — Je dirai : Qu’ils sont doux
De frapper sans me faire expirer sous les coups !
— Mais si tu meurs ?
— Mais si tu meurs ? — Heureux ceux qui cessent de vivre !
— C’est bien, dit le Bouddha. Va, console, & délivre.
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