Résumé

P.-B. Fournier La prière des petits enfants : légende (1856)

La pauvre mère ainsi comprend la charité, Et ses enfants, près d'elle accourus tout de suite, Embrassent l'étranger, et veulent que bien vite, Il prenne à lui tout seul le lit qu'ils ont quitté.
Oh ! que tu dois souffrir les pieds nus dans la neige !
Entre, lui disent-ils, notre lit est bien chaud.
Couche-toi. Ce banc-là c'est tout ce qu'il nous faut.
Que Jésus cette nuit encore nous protège, Et nous allons dormir peut-être mieux que toi.
Le sommeil, en effet, récompensa leur foi : Un rêve, le plus beau qu'on puisse jamais faire, D'un espoir enchanteur vint enivrer leurs sens.
Source : Gallica

P.-B. Fournier La prière des petits enfants : légende (1856)

Aussitôt les enfants, qui tombent à genoux, Se mettent à prier comme le dit leur mère, Mêlant avec ferveur son nom à leur prière, Puis joignant au bonsoir les baisers les plus doux, Ils s'en vont se coucher sans faire aucune plainte, Sans pleurer de la faim, dont la cruelle atteinte Les a violemment tout le jour torturés, Et pour vaincre le froid, ils se tiennent serrés.
Source : Gallica

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