Edmond Delière

Résumé

Edmond Delière Les mirages du coeur (1876)

Lorsque l'homme battu par la vague profonde Promène son regard sur l'horizon désert, Et voyant s'effacer la route où de ses rêves Chaque nouveau sillon engloutit un débris, Se penche tristement comme l'oiseau des grèves Qui s'abat sous le vent, par l'orage surpris
Source : Gallica

Edmond Delière Les mirages du coeur (1876)

Vers l'idéal trompeur qui fuit de plage en plage Nous courons éperdus sans jamais rien saisir !
II
Chers enfants de vingt ans, hommes tout près de naître !
Restez donc à cet âge et suppliez le temps D'arrêter sur vos fronts qu'un chaste espoir pénètre La fine aiguille d'or qui sonne vos vingt ans !
C'est l'âge où tout est beau, l'âge où tout est sublime.
Rien encor du regard n'a terni l'éclat pur, Et comme l'aigle, amant de la plus haute cime, On va droit au soleil, on va droit à l'azur !
C'est l'âge radieux où la vie a des ailes
Source : Gallica

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