Résumé

Dominique Daveau Épître à Madame de Saint-George… (1859)

L'art a parfois plus d'une route fausse : Le mauvais goût, trop souvent en crédit, Ne peut longtemps se tenir à la hausse Sans proclamer la baisse de l'esprit.
Fuyons l'excès; le conseil est d'un sage, Craignant pour moi ce dangereux travers , Seul, sans secours, errant de plage en plage, J'ai bien cherché le fortuné rivage Où l'on aborde, à l'abri de vos vers, Malgré les vents , les récifs et l'orage.
Sous notre ciel, la poésie en pleurs A vu surgir plus d'un Fontanarose (1) , Marchand d'écrits perfides, corrupteurs, Poisons divers à l'essence de rose.
Source : Gallica

Dominique Daveau Épître à Madame de Saint-George… (1859)

L'œil se fatigue à voir les mêmes choses : Je n'aime pas un ciel toujours d'azur, Qui nous endort à force d'être pur ; |*ïi ce fatras d'oasis, de mirages, De nos romans éternelles images, Charme trompeur à nos regards offert -
Pour mieux cacher le vide du désert.
Depuis qu'on voit sur la docte colline Tomber à flots de jeunes imprudents, La lyre en main, à peine adolescents, Voguant au gré d'une voile latine Vers l'Orient, en Grèce, en Palestine, Sous tous les cieux peuplant les éléments D'horizons bleus et de bleus firmaments
Source : Gallica

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