P Mauroy, Revue des Deux Mondes
“ Cependant roulez toujours, flots voyageurs, symboles sublimes de l’éternel mouvement ! Allez où vous pousseront les tempêtes ! d’un pôle à l’autre baignez tous les rivages ! Encore quelques années, et je ne pourrai plus vous voir... Je rejoindrai la génération qui s’écoule. J’irai dormir, oublié, près de ceux qui ne sont plus... XXI. Les montagnes s’affaissent, les fleuves changent de cours, l’arbre centenaire tombe desséché. Toi seul es immortel, majestueux océan ! Toi seul survivras à toutes les ruines ! Le monde, au commencement, n’est sorti de tes abîmes que pour y rentrer encore... ”
