Résumé

Joseph Carsignol Encore le poète : souvenir de l'inondation du 31 mai 1856 (1856)

« Je l'ai faite pour l'homme, et l'homme la méprise : Il dédaigne ce beau palais, Le parfum de mes fleurs et l'orgue de ma brise, Et l'innocence des chalets.
« Déchirez et souillez la robe de verdure, Le pompeux et royal manteau Dont ma main au principe embellit la nature : Je fis cet univers trop beau. »
III.
A côté s'élevait la voix de la clémence.
La Reine d'amour, de bonté, Celle que nous aimons, sur le fleuve en démence Posait son pied si redouté.
Source : Gallica

Joseph Carsignol Encore le poète : souvenir de l'inondation du 31 mai 1856 (1856)

On voit le coq gratter dans de menteuses gerbes , Et l'on voit, autour des maisons , Errer la chèvre, en vain cherchant de fraîches herbes : La terre n'a plus de gazons.
Les arbres, dépouillés de leur épais feuillage, A cause, hélas ! de nos péchés , Accusent la nature et pleurent leur veuvage, Couverts de limon et penchés.
Source : Gallica

Joseph Carsignol Encore le poète : souvenir de l'inondation du 31 mai 1856 (1856)

Tes parfums et tes voix, ta moisson, ta vendange ; Que ne puis-je essuyer tes pleurs !
Jusq ue dans tes malheurs se révèle la grâce.
Tes échos soupirent, mais quoi !
Le Seigneur ne peut-il renouveler ta face?
Tu seras belle encor, crois-moi.
Laisse fuir un hiver, et la suave joie Va refleurir dans tes sillons, Et le ciel te rendant tes vêtements de soie, Tu déposeras ces haillons.
Mensonger de ce fleuve était le bleu sourire, Et ses baisers étaient trompeurs, Quand du matin au soir tu l'entendais te dire : Oh ! que j'aime tes fleurs !..
Source : Gallica

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