Camille Desmoulins

Camille Desmoulins

Résumé

Portrait de Camille Desmoulins Camille Desmoulins Satyres

Ce n’est pas le seul mal que vous ait fait la Motte :
Si, docile aux avis d’un sage confident,
Vous eussiez écarté ce dangereux serpent,
Heureux, tendres amis, votre union si belle,
Auroit semé de fleurs votre course immortelle ;
Elle auroit égalé les ans du vieux Nestor,
Et pour vous deux enfin, ramené l’âge d’or.
Mais à tes tristes yeux, quelle funeste image !
Un Rohan dans les fers, un Rohan qu’on outrage !
Et Maurepas n’est plus, hélas ! dans sa fureur
L’enfer a dévoré ton ami, ton vengeur :
Prélat, Dieux ! quel excès d’horreur, d’ignominie !
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Portrait de Camille Desmoulins Camille Desmoulins Satyres

J’avois toujours compté mes jours par mes bienfaits ;
Ami, consolateur de la nature humaine,
Je mettois mon bonheur à soulager la peine,
Et le consolateur, l’ami de l’univers,
Gémît dans ce moment sous le poids de ses fers,
Des maux que j’ai guéri par ma vaste science,
De mes nobles travaux voilà la récompense.
François ! peuple d’ingrats ! malheureuse cité !
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