Mercure

Définition et enjeux

Portrait de Collin de Plancy Collin de Plancy,  Dictionnaire infernal

“ Les anciens philosophes, travaillant par la voie sèche, ont rendu une partie de leur or volatil, et l’ont réduit en sublimé blanc comme neige et luisant comme cristal ; ils ont converti l’autre partie en sel fixe ; et de la conjonction du volatil avec le fixe, ils ont fait leur élixir. Les philosophes modernes ont extrait de l’intérieur du mercure un esprit igné, minéral, végétal et multiplicatif, dans la concavité humide duquel est caché le mercure primitif ou quintessence universelle. ”
Source : Wikisource

Hermann Pidoux,  Les Vrais principes de la matière médicale et de la thérapeutique… (1853)

“ Aussi, n'en sortent-ils pas, mais de l'organisme imprégné par la vertu du mercure. Nous recelons donc des propriétés morbides que le mercure excite à se manifester par l'impression de certaines qualités qui n'appartiennent qu'à lui, et qu'on peut appeler spécifiques, — pourvu qu'on n'attache à ce mot aucun sens occulte et réservé ; — mais que j'aimerais mieux nommer, plus simplement, mercurielles. Chaque corps de la nature a les siennes qui ne sont pas celles d'un autre. ”
Source : Gallica

Portrait de Mark Twain Mark Twain,  À la dure, roman (trad. H. Motheré…

“ Le mercure se vaporisait, s’échappait par le tuyau et l’eau le convertissait en bel et bon mercure tout neuf.
Le mercure coûte très cher, jamais on ne le gaspille. En ouvrant la cornue, nous voyions le produit de notre semaine de travail : un morceau d’argent d’une pure blancheur, d’aspect glacial, deux fois gros comme la tête d’un homme. Peut-être un cinquième de la masse était de l’or, mais la couleur n’en montrait rien ; elle ne l’aurait pas montré si les deux tiers avaient été de l’or. Nous la fondions et nous en faisions une brique massive en la coulant dans un moule à brique.
”
Source : Wikisource

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