Henri Huré

Résumé

Henri Huré Le Premier livre d'or... (1869-1875)

CHARLES. — Et le coton ?
LA MAMAN. — Il provient d'un arbuste d'Amérique, dont le fruit est une sorte de grosse noix empanachée, bourrée de beaux flocons d'un blanc de neige, c'est le coton.
Quant à la laine, vous savez déjà qu'on la doit aux moutons. Enfin, la soie. Non, j'aime mieux vous en garder la joie pour plus tard. Quand Marie m'a interrompue, j'allais vous dire que la graine du chanvre s'appelle chènevis.
MARIE. — Le chènevis qu'on donne aux petits oiseaux ?
LA MAMAN. — Justement. On le sème au printemps enterre grasse, et au mois d'août on récolte le chanvre. Ecoutez.
Source : Gallica

Henri Huré Le Premier livre d'or... (1869-1875)

MARIE. — J'ai lu dans un livre qu'il y avait certains fleuves qui roulaient de l'or: est-ce bien vrai, maman?
LA MAMAN. — L'or, qui se présente rarement à l'état de minerai, se rencontre de deux manières à l'état natif. Ou il est à fleur de terre, en blocs de moyenne grosseur, qui s'appellent pépites, ou il forme, en lames et paillettes, le lit de certains fleuves ; en sorte qu'il n'y quelquefois autre chose à faire que des lavages pour rendre l'or propre à être employé.
Source : Gallica

Henri Huré Le Premier livre d'or... (1869-1875)

CHARLES. — Comment peut-on remuer cette grosse pierre ?
LA MAMAN. — Elle est percée au milieu, et une pièce de bois s'y adapte. A cette pièce s'attachent quatre grands bras de toiles et de bois que le vent fait tourner, et la meule tourne en même temps. Quelquefois c'est l'eau d'une rivière qui fait marcher la meule. Cet appareil à écraser le blé s'appelle moulin, et le blé moulu se nomme farine.
MARIE. — Cela regarde le boulanger.
LA MAMAN. — Oui. Le boulanger verse
la farine dans une auge en bois, la huche, et, au milieu de la farine, il ménage une place.
Source : Gallica

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