Adolphe Orain,
Contes de l’Ille-et-Vilaine
“ « Tiens, puisque les pilous viennent chez nous et que nous avons de la filasse à piler [29] , pourquoi ne feraient-ils pas notre besogne, ça nous dispenserait de payer des journalières. » Tout joyeux de son idée, il porta un gros paquet de filasse dans son grenier, d’où partait le bruit. Le soir, les pilous firent leur manège habituel ; mais le lendemain matin, quand le bonhomme eut grimpé son degré, qu’on juge de sa désolation, lorsqu’il vit sa filasse hachée et éparpillée à tous les vents. Il y en avait partout : sur les poutres, sur les chevrons du toit, dans tous les coins et recoins. ”
