Chenevotte

Définition et enjeux

P. Poisson,  Manuel complet du marchand papetier et du régleur… (1828)

“ On donne le nom de chenevotte à la partie de la tige du chanvre de laquelle on a séparé, par la contusion, les filamens, que l'on désigne par le nom de chanvre. M. Laforest, auquel nous devons la broie mécanique pour préparer le chanvre sans le secours du rouissage, s'est attaché à faire du papier avec la chenevotte, ou la partie de cette plante rejetée comme inutile: il a pris, à cet effet, un brevet d'invention. Ce papier, que M. Laforest nous a communiqué, est d'une pâte fine, d'un grain uni et d'un beau blanc; il est susceptible de remplacer le papier de Chine. ”
Source : Gallica

Eugène Ritter,  Jean-Jacques et le pays romand… (1878)

“ Les chenevottes font un feu clair et brillant qui s'élève jusqu'aux nues, un vrai feu de joie, autour duquel on saute, on rit.
Ensuite on offre à boire à toute l'assemblée: chacun boit à la santé du vainqueur, et va se coucher content d'une journée passée dans le travail, la gaîté, l'innocence, et qu'on ne serait pas fâché de recommencer le lendemain, le surlendemain, et toute sa vie.
”
Source : Gallica

Henri Marc,  Histoire de Chenôve, près Dijon… (1893)

“ L'étymologie de Chenôve vient de Chenave, à Cannabe, (chanvre) , terrain planté en chanvre, nom d'une plante très commune qui a été cultivée dans l'antiquité sur certaines parties du territoire, et qui, aujourd'hui, a totalement disparu de la localité. En certains villages, on payait les dîmes en nature, c'est-à-dire en avoine, blé, légumes, vins et chenosves, chanvre, chenevottes. ”
Source : Gallica

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