André Chénier

André Chénier

Résumé

Portrait de André Chénier André Chénier,  André Chénier (1884)

“ « Ami, le Ciel écoute qui l'implore.
Mais ce soir, quand la nuit descend sur l'horizon, Passe le pont mobile, entre dans la maison ; J'aurai soin qu'on te laisse entrer sans méfiance.
Pour la douzième fois célébrant ma naissance,Mon père doit donner une fête aujourd'hui.
Il m'aime, il n'a que moi; viens t'adresser à lui.
C'est le riche Lycus. Viens ce soir; il est tendre, Il est humain ; il pleure aux pleurs qu'il voit répandre »
Elle achève ces mots, et, le cœur palpitant, S'enfuit : car l'étranger sur elle, en l'écoutant, Fixait de ses yeux creux l'attention avide.
”
Source : Gallica

Portrait de André Chénier André Chénier,  André Chénier (1884)

“ Chastes Muses, veillez, veillez toujours sur moi.
Mais non, le dieu d'amour n'est point l'effroi des Muses; Elles cherchent ses pas, elles aiment ses ruses.
Le cœur qui n'aime rien a beau les implorer, Leur troupe qui s'enfuit ne veut pas l'inspirer.
Qu'un amant les invoque, et sa voix les attire : C'est ainsi que toujours elles montent ma lyre.
Si je chante les dieux ou les héros, soudain Ma langue balbutie et se travaille en vain; Si je chante l'Amour, ma chanson d'elle-même S'écoule de ma bouche et vole à ce que j'aime.
”
Source : Gallica

Portrait de André Chénier André Chénier,  André Chénier

“ Souvent, las d’être esclave et de boire la lie
De ce calice amer que l’on nomme la vie,
Las du mépris des sots qui suit la pauvreté,
Je regarde la tombe, asile souhaité ;
Je souris à la mort volontaire et prochaine ;
Je me prie, en pleurant, d’oser rompre ma chaîne,
Le fer libérateur qui percerait mon, sein
Déjà frappe mes yeux et frémit sous ma main,
Et puis mon cœur s’écoute et s’ouvre à la faiblesse ;
Mes parens, mes amis, l’avenir, ma jeunesse,
Mes écrits imparfaits ; car, à ses propres yeux
L’homme sait se cacher d’un voile spécieux.
”
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature