André Chénier

Définition et enjeux

Portrait de André Chénier André Chénier,  André Chénier (1884)

“ Chénier ne se défendait pas d'en être, mais on voit par ses élégies combien il conservait d'élégance attique et d'illusions juvéniles dans ce milieu où la corruption même était pétrie de grâce. Il y entretenait cette flamme de poésie qui purifie tout. Ces Rose, ces Glycère, ces Lycoris qui anticipaient sur le Directoire, sans faire tort, chez André Chénier, aux Camille et aux Fanny, à de plus platoniques émotions et à de plus dignes préférences, étaient pour lui le commentaire vivant de Tibulle et de Properce, des chantres éternels de la jeunesse et de l'amour. ”
Source : Gallica

Portrait de Charles Augustin Sainte-Beuve Charles Augustin Sainte-Beuve,  Portraits littéraires, Tome I

“ Mais la victoire reste tout entière du côté d’André Chénier. L’élégie de Le Brun est sèche, nerveuse, vengeresse, déjà sur le retour, savante dans le goût de Properce et de Callimaque ; l’imitation de l’antique n’en exclut pas toujours le fade et le commun moderne. L’élégie d’André Chénier est molle, fraîche, blonde, gracieusement éplorée, voluptueuse avec une teinte de tristesse, et chaste même dans sa sensualité. ”
Source : Wikisource

Eusèbe Girault de Saint-Fargeau,  Revue des Romans

“ André Chénier, que la fortune avait placé au-dessus de la misère qui avait mis au tombeau Gilbert et Chatterton, croyait, dans une position élevée, pouvoir se livrer tranquille et heureux à son amour pour la poésie. Mais le siècle s’agite, le tonnerre gronde, la tempête éclate, et les flots montent peu à peu jusqu’au sommet où chante André Chénier ; ils saisissent le poëte, l’emportent au loin, et le jettent sur le rivage, meurtri, sanglant, tronqué par l’échafaud. ”
Source : Wikisource

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