Anonyme, Revue des Deux Mondes
“ LE COMTE. Que ma bénédiction repose sur toi ! hélas ! je ne puis te donner ni lumière, ni bonheur, ni gloire. Je ne puis te rendre la vue, et déjà j’entends sonner l’heure du combat. A la tête de quelques hommes, je vais aller combattre des masses d’hommes. Et alors que deviendras-tu, seul, sans appui, aveugle et sans force, enfant-poète qui n’auras plus d’auditoire, toi, vivant avec ton ame bien loin de la terre, et cependant attaché à la terre par ton corps ; ô mon fils, ô toi, le plus malheureux des anges ! ”
