Georges-Louis Leclerc de Buffon,
Œuvres complètes de Buffon, éd…
“ L’eau de la mer, par son mouvement, détache de son sein une infinité de plantes, de coquillages, de vase, de sable, que les vagues poussent continuellement vers les bords, et que les vents impétueux de mer aident à pousser encore ; or tous ces différents corps ajoutés au premier atterrissement y forment plusieurs nouvelles couches ou monceaux qui ne peuvent servir qu’à accroître le lit de la terre, à l’élever, à former des dunes, des collines, par des sables, des terres, des pierres amoncelées, en un mot à éloigner davantage le bassin de la mer et à former un nouveau continent. ”
