Antoine Roche, Lettres tonkinoises, par Antoine Roche… (1895)
“ Le ciel est pur aujourd'hui, c'est-àdire qu'il est d'un gris bleuâtre, et du petit monticule sur lequel s'élève le mirador, on aperçoit le cours sinueux du Cua-Nhien-Phong qui, d'un côté, semble lécher la base de la montagne de l'Eléphant dominant Haïphong et de l'autre se perd dans le lointain dans un brusque détour. Le clairon a établi son observatoire au haut du mirador ; à chaque instant son regard scrute la nappe brillante de l'arroyo et dès qu'une ombre vient à en ternir la transparence, il saisit d'une main fiévreuse une jumelle de marine pour mieux voir le point suspect. ”
