Maurice Moncharville, Notes indo-chinoises (1909)
“ L'après-midi entier je vagabonde à mon gré dans la chaloupe à vapeur de la compagnie, avec un sampan à la remorque pour les descentes de terre par hauts-fonds. Heures inoubliables, au sein d'une nature dantesque, sous un ciel uniformément gris. Seul à la proue, ma contemplation n'est interrompue que par l'Annamite qui vient demander un ordre ou me chercher pour un débarquement. Ce que j'avais entrevu hier dans le Grand Chenal se renouvelle aujourd'hui au centuple, parce que la petitesse du bateau permet d'affronter des passages très étroits et des courbes de faible rayon. ”
