Résumé

Maurice Hepp L'Immense Indo-Chine. Une vue cavalière de l'Indo-Chine… (1928)

Dans le fond, à l'arrière d'une plaine verdoyante et humide, pleine de boquets d'aréquiers, la montagne proche forme un écran d'un bleu très doux; les palétuviers des rives, tels que de grands rhododendrons, encadrent le courant vif, et tout un peuple de mariniers, de chinois, de paysannes, la tête couverte de leur grande galette de latanier, anime le fleuve d'un mouvement continu. Tout ce massif calcaire où la rivière se creuse un passage tortueux est un reste, englué par les alluvions, de la baie d'Along, et en garde le caractère avec une note de vie qui en atténue la sévérité.
Source : Gallica

Maurice Hepp L'Immense Indo-Chine. Une vue cavalière de l'Indo-Chine… (1928)

Le jour se lève, le soleil rosit délicieusement la baie calme, il faut repartir en dépit de la lassitude. L'auto corne et démarre. Tournant le dos à la mer, elle s'enfonce au milieu des mûriers et des bambous, dans une fraîche vallée où murmure un ruisseau et, tout de suite, pour franchir le nouvel éperon montagneux émis vers la mer par la chaîne d'Annam, s'élève par une route en lacets très rapide sur une pente âpre couverte de haute brousse dont émerge de-ci de-là la silhouette isolée d'un palmier.
Source : Gallica

Maurice Hepp L'Immense Indo-Chine. Une vue cavalière de l'Indo-Chine… (1928)

Tout est volupté, surprise, révélation au sortir des. indécisions et des brumes du delta tonkinois; et le peuple lui-même, qui trottine sur les côtés du large pont, comme le ciel et le paysage semble sourire. Les femmes à l'expression plus avenante arborent des couleurs où le violet, le vert, et le rose se mêlent pour la joie des yeux.
Vers l'aval, le fleuve s'écoule majestueusement dans la large plaine riante et cultivée, coupée d'une longue île couronnée de grands arbres à l'abri de laquelle s'accumule la nuée des jonques, des sampans et des chalands.
Source : Gallica

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