Bois de teinture

Définition et enjeux

Portrait de Edmond de Valicourt Edmond de Valicourt Nouveau manuel complet du tourneur… (1872)

Quelquefois le jaune clair et le rouge intense se trouvent à côté l'un de l'autre en veines bien tranchées ; mais si on veut conserver au bois cette opposition fort agréable, il faut se hâter de recouvrir l'ouvrage d'une couche épaisse de vernis aussitôt qu'il est terminé; sans cette précaution, il prendrait bientôt une teinte rouge uniforme qui, même, par la suite, tournerait au brun foncé. Parmi tous les bois de teinture, c'est celui qui présente le plus de ressources pour le tour; il est dur, serré, du grain le plus fin, et prend un poli de glace.
Source : Gallica

Portrait de Arthur Mangin Arthur Mangin Les Plantes utiles, par Arthur Mangin… (1886)

Ces couleurs naturelles sont, du reste, modifiées par le mélange des unes avec les autres, ou complètement changées par l'action des acides, des alcalis ou des sels qui, le plus souvent, jouent en même temps le rôle de mordants, et servent à fixer la teinture sur les tissus. Les bois de teinture sont beaucoup moins nombreux que les bois d'ébénisterie.
Source : Gallica

Humbert Morin Pharmacopée, ou Recueil des remèdes divins et d'excellentes recettes trouvés dans les papiers d'un vieux curé de campagne après sa mort… (1864)

Pour la teinture pourpre, il faut d'abord frotter plusieurs fois le bois avec une forte décoction de Campêche et de Brésil; d'une livre du premier bois et quatre onces du dernier dans quatre litres d'eau, qu'on fait bouillir au moins une heure. Quand le bois a acquis un corps de couleur suffisant, on le laisse sécher et on passe dessus une solution d'une drachme de perlasse étendue d'un quart d'eau..
Source : Gallica

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