Arthur Mangin,
Les mystères de l'océan (5e édition…
(1884)
“ Dans une nuit de tempête, quel est le marin qui ne retrouve avec joie ses amis de la veille, bercés dans le creux d'une lame ou prenant leur essor sur la crête des flots? Il n'est pas jusqu'au gigantesque albatros qui n'abandonne aussi la région des orages, pour demeurer fidèle au navire avec lequel il cingle vers des cieux moins sévères. Mais dès qu'on approche de la mer désolée, tout fuit, tout disparaît, tout change. On n'aperçoit plus l'alcyon, on n'entend plus le cri de la mouette. L'atmosphère est sans bruit, les flots de la mer sont muets, rien ne vient animer les horizons déserts. ”

