Édouard d' Anglemont, Pélerinages (1835)
“ Voilà cette rivière où, dans les jours d'automne, Fougueuse, avec le bruit de la foudre qui tonne, La barre des grands flux à nos regards roulait ; Où quelquefois, aux vents toute voile livrée, Vers ma ville conduit par la haute marée, Un léger navire volait! Le manoir paternel à mes yeux se décore De ce qui me frappait, bien jeune enfant encore! Là, tout ce que j'entends, là, tout ce que je vois, Monts, ondes, vents, jardins, échos, arbres, prairies, Tout me jette au travers de douces rêveries, Tout pour mon cœur prend une voix! ”
