Édouard d' Anglemont

Élements biographiques

Édouard d' Anglemont Nouvelles légendes françaises… (1833)

Pare en contre de tierce, et, d'un coup de seconde, Porte à son adversaire une botte profonde, S'élance, et l'étreignant sous une main de fer, Crispant ses pâles traits d'un sourire d'enfer : « C'est toi qui m'arrachas à ma gentilhommière ; Toi qui m'as au combat fait perdre la lumière; Et sans me confesser, Mérigny, je suis mort !
A ton tour aujourd'hui ! tu vas subir mon sort !
Oui, l'enfer pour ton ame, et pour ton corps la tombe, Marquis! » Et Saint-André comme une masse tombe, Le visage aussi noir que l'aile d'un corbeau,
Jetant l'odeur d'un corps demeuré sans tombeau !
Source : Gallica

Édouard d' Anglemont Pélerinages (1835)

Fourvières maintenant, c'est une humble chapelle, A la mère de Dieu vouée, et qui rappelle Ce prêtre dont un roi paya les assassins, Et que Rome chrétienne a mis au rang des saints; C'est une humble chapelle, où s'agenouille et prie Celui qui se repose en la foi de Marie, Cette fille des rois, vase d'élection, D'où s'échappa l'agneau de la rédemption, Ce cœur tendre, épuré par la divine flamme, Ce refuge des maux et du corps et de l'ame, Cette étoile des mers espoir des matelots, Ce port des naufragés de la terre et des flots!
Source : Gallica

Édouard d' Anglemont La Résurrection de la Colonne

Qu’elle était belle à voir, cette colonne altière,
Ceinte d’une auréole aux rayons éclatants,
Fille de ces canons que, dans l’Europe entière,
Nos braves ont conquis, sans nombre, en d’autres temps,
En ces jours les plus grands de notre grande histoire,
Où l’héroïsme atteint les suprêmes hauteurs,
Qui brillent couronnés du sceau de la victoire,
Et qui font immortels les noms de nos lutteurs !
Vous apparaissiez là, mémorables journées,
Qu’attestent le Danube et la Sprée et le Rhin,
Aux yeux de l’univers, l’une à l’autre enchaînées,
Orbes étincelants d’un long serpent d’airain !
Source : Wikisource

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