Édouard d' Anglemont

Résumé

Édouard d' Anglemont Pélerinages (1835)

Quand, sans l'amour, la vie est une coupe amère, Quand, sans l'amour, la vie est un fardeau pesant, Pourquoi souvent n'a-t-il qu'un éclat éphémère, Cet astre fils du ciel et son plus doux présent ?
Entre ceux que l'amour sous son aile rassemble, 0 mort, pourquoi viens-tu jeter ton bras hideux ; Pourquoi sépares-tu ceux qui font route ensemble, Dans l'ivresse du cœur, avec une ame à deux?
Oh ! c'est que la pensée à la terre asservie Mène à l'oubli de Dieu ! c'est qu'il plaît au Seigneur De nous faire aspirer à l'éternelle vie, Où s'épanche à longs flots la source du bonheur !
Source : Gallica

Édouard d' Anglemont Pélerinages (1835)

Fourvières maintenant, c'est une humble chapelle, A la mère de Dieu vouée, et qui rappelle Ce prêtre dont un roi paya les assassins, Et que Rome chrétienne a mis au rang des saints; C'est une humble chapelle, où s'agenouille et prie Celui qui se repose en la foi de Marie, Cette fille des rois, vase d'élection, D'où s'échappa l'agneau de la rédemption, Ce cœur tendre, épuré par la divine flamme, Ce refuge des maux et du corps et de l'ame, Cette étoile des mers espoir des matelots, Ce port des naufragés de la terre et des flots!
Source : Gallica

Édouard d' Anglemont Pélerinages (1835)

Fourvières maintenant, c'est un pieux asile, Où, quand de ses parens l'indigence l'exile,
La jeune fille trouve, à l'ombre du Seigneur, L'école du travail, des vertus, du bonheur 1 Fourvières maintenant, c'est J'abri solitaire De vieux prêtres courbés par leur saint ministère, Qui s'apprêtent sans cesse à rendre compte à Dieu !
Eh bien ! à vous aussi, chapelle, hospice, adieu !
Celui qui s'est paré d'une menteuse écorce, Qui s'essaie à régner à l'exemple du Corse, Qui campe comme lui sur un trône glissant, Vous frappera bientôt de son marteau puissant; Il vous remplacera par une citadelle!
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature