Édouard d' Anglemont, Pélerinages (1835)
“ Quand, sans l'amour, la vie est une coupe amère, Quand, sans l'amour, la vie est un fardeau pesant, Pourquoi souvent n'a-t-il qu'un éclat éphémère, Cet astre fils du ciel et son plus doux présent ? Entre ceux que l'amour sous son aile rassemble, 0 mort, pourquoi viens-tu jeter ton bras hideux ; Pourquoi sépares-tu ceux qui font route ensemble, Dans l'ivresse du cœur, avec une ame à deux? Oh ! c'est que la pensée à la terre asservie Mène à l'oubli de Dieu ! c'est qu'il plaît au Seigneur De nous faire aspirer à l'éternelle vie, Où s'épanche à longs flots la source du bonheur ! ”
