Auguste Génin,
Poèmes aztèques, par Auguste Génin…
(1890)
“ Après quelque combat géant ; Qu'importe ! hélas ! la mort qui fait naître les roses, L'amour qui les respire, ainsi que toutes choses Ont un but fatal : le néant ! Non! tu revis de nous, ô Nature éternelle ! Ta main, ta main féconde, incessamment nivelle La terre sur les temps finis ; Sur les vieux monuments tu verses le silence, Mais de la ville en cendre une forêt s'élance Et ses rameaux sont pleins de nids Sur les Toltèques morts, le pays volcanique D'Anahuac, voit venir les émigrants Mexis ; Ils sortent de la nuit du temps préhistorique, Comme l'aube apparaît dans le ciel indécis. ”
