Paul-Ernest Lejourdan, Esquisses et bluettes, par Ernest Lejourdan (1858)
“ Le voyez-vous grandir, grandir toujours ? sa tête, Qui, des monts, ses voisins, humiliant la crête , Se déroule, debout, dans son immensité, Fait rayonner bien haut le nom d'une cité. Car sa masse, où la force à la grâce est unie, Respire l'élégance et la calme harmonie. Salut, à toi, salut, chef-d'œuvre audacieux , Qu'une main téméraire a jeté dans les cieux ; A toi, qui, bienfaisant comme la Providence Nous verses, chaque jour, la vie et l'abondance, Qui, fécondant un sol jadis déshérité, Le pares des trésors de la fécondité ! ”
