Résumé

L. Silvant Éphémère, poésies de L. Silvant (1855)

Libres, enfin, dans les bois, dans la plaine Tous vos ébats sont les jeux de l'amour;
Vous respirez le baume que l'haleine Ravit aux fleurs quand naît l'aube du jour.
Adieu, je pars, je retourne au village Revoir encore mon père, mon troupeau, Du bon vieillard ranimer le courage ; Adieu, je pars, je retourne au hameau.
Cours au galop, Roger, va donc plus vite ; Nous y voilà, franchissons ce coteau, Voici la lande et voilà la limite, La plaine est là, j'aperçois le ruisseau.
Que vois-je? hélas! un château près du chêne!
Dans mon bosquet habite un grand seigneur.
Source : Gallica

L. Silvant Éphémère, poésies de L. Silvant (1855)

C'est la voix qui séduit, c'est l'ange des prières Au son mélodieux.
Ah ! viens, viens dans mes bras, viens sur ce banc de mousse, Ouvre tes jolis doigts.
Croise-les à mon cou, ton haleine est si douce , El si douce est ta voix !
Vois donc , le ciel est noir et le bois devient sombre ; Bientôt va fuir le jour.
C'est l'heure du bonheur, la nuit étend son ombre, Donne-moi ton amour !
Pourquoi donc soupirer ! l'amour est légitime.
Quand s'enivre le cœur, L'âme ne peut faillir. Ce ne peut être un crime De goûler le bonheur.
Source : Gallica

L. Silvant Éphémère, poésies de L. Silvant (1855)

Juliette est attendrie, et ses yeux pleins de larmes Révèlent de son cœur et la joie et les charmes ; Le pasteur les unit, et le vieux Mathurin Bénit les deux époux, et reprend, tout chagrin, Le chemin du hameau. Mais, hélas! la bergère Ne doit plus revenir à la pauvre chaumière.
— Ah! je me berçai trop, dit-il, en soupirant, De finir mes vieux jours dans les bras de l'enfant; Mon sang, comme la sève, en hiver, sous l'écorce Se fige; je suis vieux et je reste sans force; Dieu change mon destin, je n'ai plus qu'à mourir.
Source : Gallica

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