Résumé

Eugène Orrit Oeuvres posthumes d'Eugène Orrit… (1845)

LA FÉE , après un silence.
Oh je n'ose Te répondre.
L'ANGE.
Adieu donc. Comme une fraîche rose, L'aube naissante va s'épanouir au ciel.
Reprenons , toi ton vol, moi mon deuil éternel.
LA FÉE , gracieuse et d'une voix caressante.
Pourquoi nous séparer? L'ombre nous cache encore , Et je suis lasse. Esprit, ta voix grave et sonore, Comme un appel magique aux doux enfants des nuits, Ralentissant mon vol, me disait tes ennuis ; J'écoutais les sanglots de ton âme brisée, Et j'ai laissé tomber les gouttes de rosée
Que je portais, joyeuse, à ma plus chère sœur, De soif mourante.
Source : Gallica

Eugène Orrit Oeuvres posthumes d'Eugène Orrit… (1845)

Elle pleurait. Soudain elle écoute, se lève; Son regard délirant lance un brûlant éclair : Un écho du passé la poursuit-elle en rêve?
Ou bien est-ce le chant de quelque esprit de l'air ?
C'étaient les premiers sons d'une valse allemande, Vive et pourtant rêveuse en son étrange essor : Si bien qu'en l'écoutant on se trouble, on demande A l'heure qui s'enfuit plus de plaisir encor.
Ils étaient doux , les sons de la valse enivrante, Doux, mais tristes au loin, pour le cœur sans ami, Comme l'odeur qu'exhale une rose mourante, Comme un baiser d'adieu sur un front endormi.
Source : Gallica

Eugène Orrit Oeuvres posthumes d'Eugène Orrit… (1845)

Chantons, ô fils de la poussière, Chantons l'hymne de notre amour ; Offrons l'encens de la prière : Voici resplendir la lumière Qui chasse l'ombre du faux jour !
0 débile et mourante flamme Qui devais brûler sur l'autel, Une seule voix te réclame : Mais cette voix réveille l'âme , Cette voix lui prédit le ciel !
Viens à nous et quitte ce monde Où devaient s'égarer tes pas : Étoile, dans ta nuit profonde, A travers le brouillard immonde, Étoile, ne nous vois-tu pas?
Ton front est superbe, ô poëte ; Tu t'adores, risible dieu!
Source : Gallica

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