Eugène Orrit, Oeuvres posthumes d'Eugène Orrit… (1845)
“ LA FÉE , après un silence. Oh je n'ose Te répondre. L'ANGE. Adieu donc. Comme une fraîche rose, L'aube naissante va s'épanouir au ciel. Reprenons , toi ton vol, moi mon deuil éternel. LA FÉE , gracieuse et d'une voix caressante. Pourquoi nous séparer? L'ombre nous cache encore , Et je suis lasse. Esprit, ta voix grave et sonore, Comme un appel magique aux doux enfants des nuits, Ralentissant mon vol, me disait tes ennuis ; J'écoutais les sanglots de ton âme brisée, Et j'ai laissé tomber les gouttes de rosée Que je portais, joyeuse, à ma plus chère sœur, De soif mourante. ”
