Résumé

Jules Duboul,  Feuilles au vent, fantaisies poétiques… (1845)

“ C'était un bruit si vague et si plein de mystère Qu'enfuyant sous l'ombrage il emplissait mon coeur De molle volupté , d'ineffable langueur.
Le soleil se levait ; mille fleurs frémissantes S'éveillaient aux baisers des brises caressantes ; Et toutes prodiguaient , sous les rayons du ciel , A l'air pur, leurs parfums, à l'abeille , leur miel. C'était un de ces jours où le printemps étale Tout ce qu'il a d'éclat , de grâce virginale ; Où nous nous sentons vivre , où tout chante et bénit, L'amour dans notre coeur et l'oiseau dans son nid !
”
Source : Gallica

Jules Duboul,  Feuilles au vent, fantaisies poétiques… (1845)

“ Tout scintille , tout vit dans la vallée immense ; C'est un flot bleu qui vient se briser sur le bord, C'est un son qui s'éteint , c'est un chant qui commence , Un feuillage agité qui s'apaise et s'endort ; Le trille entrecoupé d'une caille amoureuse, Ou la voix d'un enfant poursuivant un oiseau , Ou le mugissement d'une vache peureuse Qui regarde passer une barque sur l'eau.
Que faudrait-il ici , mon Dieu ! pour que la vie Fût une longue ivresse, un calice de miel? Plus rien qu'un peu d'amour ; ce que le coeur envie Pour avoir, dès ce monde, un avant-goût du ciel
”
Source : Gallica

Jules Duboul,  Feuilles au vent, fantaisies poétiques… (1845)

“ Le ciel, l'étoile radieuse, L'eau bleue, où se penchait, comme sur un miroir, Vénus, l'astre aux yeux d'or qui réjouit le soir ; Vieux mondes frémissans de vie et de lumière ; Semés là-haut ainsi que des grains de poussière, Vents dans les pins, reflets de lune dans les bois, Tout ravissait, mais rien n'égalait cette voix.
A cette heure d'amour , par deux enfans choisie, Pourquoi leurs yeux de pleurs se sentaient-ils mouiller? Quelle voix les charmait ? — C'était la poésie, Qui, dans leurs jeunes coeurs, venait de s'éveiller.
”
Source : Gallica

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