Jules Duboul, Feuilles au vent, fantaisies poétiques… (1845)
“ C'était un bruit si vague et si plein de mystère Qu'enfuyant sous l'ombrage il emplissait mon coeur De molle volupté , d'ineffable langueur. Le soleil se levait ; mille fleurs frémissantes S'éveillaient aux baisers des brises caressantes ; Et toutes prodiguaient , sous les rayons du ciel , A l'air pur, leurs parfums, à l'abeille , leur miel. C'était un de ces jours où le printemps étale Tout ce qu'il a d'éclat , de grâce virginale ; Où nous nous sentons vivre , où tout chante et bénit, L'amour dans notre coeur et l'oiseau dans son nid ! ”
