Jules Péroche, Les rimes choisies (1853)
“ Là, debout sur quelque colline Que l'oiseau ravit par son chant, On ne peut, quand le jour décline, Regarder au loin le couchant, Et, rêvant aux mots qu'on échange, Se rappeler tous les beaux jours Où, près d'une sœur, petite ange, On était si joyeux toujours. C'est triste, va, bien triste même , Plus triste qu'une sombre nuit D'être ainsi loin de ceux qu'on aime, Seul avec son cœur et l'ennui ! Mais, toi, petite sœur, la joie Brille-t-elle sur ton front pur Où tes cheveux, boucles de soie, Roulent sous un ruban d'azur ? ”
