Jules Péroche, Chants de la terre (1844)
“ Ainsi qu'au ruisseau la fleur blanche, Je me vois dans tes yeux d'azur. Ces roses que ma main apprête, De rosée humides encor, J'en veux parer ta bonde tête, Comme d'une couronne d'or. N'es-lu pas, toi, ma souveraine ? La reine des anges d'en-bas? Et ne vois-tu pas, dans la plaine, Tout s'incliner devant tes pas ? Que ce sourire de ton âme Sur tes lèvres m'apparait doux Dis-moi : « Je t'aime ! » — Douce femme, Oh ! moi, je l'aime à deux genoux ! Je t'aime autant que la lumière, Autant que ton cœur hait le fiel, Autant qu'on peut aimer sa mère , Autant qu'on peut ai'mer le ciel ! ”
