Jules Péroche

Résumé

Jules Péroche Chants de la terre (1844)

Ainsi qu'au ruisseau la fleur blanche, Je me vois dans tes yeux d'azur.
Ces roses que ma main apprête, De rosée humides encor, J'en veux parer ta bonde tête, Comme d'une couronne d'or.
N'es-lu pas, toi, ma souveraine ?
La reine des anges d'en-bas?
Et ne vois-tu pas, dans la plaine, Tout s'incliner devant tes pas ?
Que ce sourire de ton âme
Sur tes lèvres m'apparait doux Dis-moi : « Je t'aime ! » — Douce femme, Oh ! moi, je l'aime à deux genoux !
Je t'aime autant que la lumière, Autant que ton cœur hait le fiel,
Autant qu'on peut aimer sa mère , Autant qu'on peut ai'mer le ciel !
Source : Gallica

Jules Péroche Chants de la terre (1844)

C'est lui qui sait si bien dire ce que sent l'âme, Peindre les doux transports qui ravissent le cœur ; C'est lui qui sait si bien aimer l'ange et la femme, Êtres qui ne font qu'un au banquet du bonheur.
C'est sa voix qui conduit les guerriers à la gloire ; C'est son cœur qui gémit sur le bord d'un cercueil.
Il a pour les vivants des hymnes de victoire, Pour ceux qui ne sont plus, des paroles de deuil.
C'est lui qui, sur le front que sa harpe célèbre, Fait descendre d'en-haut un rayon éternel, Et qui, lorsque la nuit vient pleine de ténèbre, Fait scintiller ce front comme une étoile au ciel.
Source : Gallica

Jules Péroche Chants de la terre (1844)

Le Peuple ! c'est le cœur de chaque nation Où naît toute puissante et noble impulsion ; C'est la main qui nourrit; c'est le bras qui travaille, Le sein qui va s'offrir aux coups dans la bataille ; C'est le front qui, rempli de rêves glorieux , Couve chaque penser qu'il va ravir aux cieux Et que, sur les cités, la voix de son génie Epanche, comme un baume, à longs flots d'harmonie.
Il n'a point de palais ; mais c'est le moissonneur Qui récolte, aux grands jours, les palmes de l'honneur, Ces palmes que parfois volent des fronts de lâches Comme pour s'effacer d'ineffaçables taches.
Source : Gallica

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