Résumé

Gabriel Marc La Gloire de Lamartine

Ô lac ! tu nous berças bien souvent sur tes flots.
Bien souvent, s’unissant aux soupirs de ton onde,
Nos cœurs se répondaient, ainsi que deux échos,
Loin des soucis du monde.
Et j’écoutais ta voix si tendre, Raphaël,
Et tu disais : « Le ciel est pour nous sans nuage.
Mais pourquoi ce moment n’est-il pas éternel ?
Pourquoi faut-il encor regagner le rivage ?
Aimons-nous ; aimons-nous. Ô temps ! suspends ton cours.
Laisse durer toujours l’heure qui nous rassemble ;
Et, pour que rien d’humain n’altère nos amours,
Mourons, mourons ensemble. »
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Gabriel Marc La Gloire de Lamartine

N’est qu’un point dans l’espace où fourmillent les mondes.
Lui seul est bon ! Lui seul est fort ! Lui seul est grand !
Le vent de son courroux brise le conquérant
Ainsi qu’un brin de mousse arraché de sa tige ;
Et l’homme, devant lui, se sent pris de vertige.
socrate
Oui, je confesse un Dieu, plus grand que tous nos dieux.
Unique, rayonnant de gloire au fond des cieux,
Et que notre œil devine au delà du mystère.
C’est Lui qui créa tout, le ciel, l’onde, la terre,
Et l’homme avec une âme immortelle.
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Gabriel Marc La Gloire de Lamartine

Plaintes des flots, échos des bois, concerts des anges,
Faisait naître les fleurs parmi les rochers nus
Et les candeurs parmi les fanges.
Il chanta la nature immortelle ; l’amour
Embaumé, radieux et pur à son aurore,
Comme sur les coteaux, quand apparaît le jour,
Les beaux fruits que le soleil dore.
Mais au souffle vainqueur des grandes passions,
Quand sa lyre exhalait ses notes douloureuses,
Sur le lac azuré des Méditations,
Ou sur les collines ombreuses,
Alors, tout se taisait pour écouter sa voix
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