Gabriel Marc, La Gloire de Lamartine
“ Ô lac ! tu nous berças bien souvent sur tes flots. Bien souvent, s’unissant aux soupirs de ton onde, Nos cœurs se répondaient, ainsi que deux échos, Loin des soucis du monde. Et j’écoutais ta voix si tendre, Raphaël, Et tu disais : « Le ciel est pour nous sans nuage. Mais pourquoi ce moment n’est-il pas éternel ? Pourquoi faut-il encor regagner le rivage ? Aimons-nous ; aimons-nous. Ô temps ! suspends ton cours. Laisse durer toujours l’heure qui nous rassemble ; Et, pour que rien d’humain n’altère nos amours, Mourons, mourons ensemble. » ”
