Résumé

Poésies, chansons (1842)

“ L'air manquerait à votre pure flamme ; Pour vous j'entends un long rire moqueur.
Fuyons, fuyons sa mortelle ironie ; Dans mon Eden tu crois au pur amour.
Si près du cœur on comprend mieux la vie : La foi, le ciel nous y versent le jour.
Dans ce séjour que la vie est limpide !
Que de doux chants naissent sous mon soleil !
Ah ! près de toi, le bonheur, si rapide, Attend le jour de mon dernier sommeil !
Mais j'oubliais. Ne vois-je pas l'automne Flétrir la rose et pâlir l'horizon ?
Vite, des fleurs, des fleurs pour ma couronne, Pour mieux cacher les rides de mon front.
”
Source : Gallica

Poésies, chansons (1842)

“ Le fruit doré partout s'offre à tes yeux ; N'entends-tu pas tous ces flots d'harmonie ?
Regarde au loin ce rayon lumineux ; Jusqu'à tes pieds le fleuve d'espérance Vient murmurer un mot consolateur.
Oh ! vois , ma sœur, un nouvel an commence Pour effacer chaque trace de pleur.
Que je voudrais , hélas! ma jeune amie , De la douleur emprisonner le cours ; Rendre à ton cœur, à ton âme flétrie, Le pur rayon qui fait nos meilleurs jours !
Mais, je le crois, les roses de ton âge Vont refleurir au souffle du bonheur ; Le temps revient, pour conjurer l'orage, Et de ses doigts effacer chaque pleur.
”
Source : Gallica

Poésies, chansons (1842)

“ Eloigne de son cœur le doute si fécond Ah ! garde sa couronne Sous ton ciel qui rayonne.
Remontez vers les cieux, 0 doux chants de ma lyre !
Vierge, exaucez mes vœux , Et daignez me sourire !
Etoile du matin , Guide ma jeune amie : Le sentier de la vie Est rude au pélerin ; La douleur va partout s'asseoir sur son chemin , Et flétrit chaque rose , Hélas ! à peine éclose.
Remontez vers les cieux, 0 doux chants de ma lyre !
Vierge, exaucez mes vœux , Et daignez me sourire !
Et toujours pour ma sœur, Rose mystérieuse, Que l'heure voyageuse
Lui verse le bonheur
”
Source : Gallica

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