Poésies, chansons (1842)
“ L'air manquerait à votre pure flamme ; Pour vous j'entends un long rire moqueur. Fuyons, fuyons sa mortelle ironie ; Dans mon Eden tu crois au pur amour. Si près du cœur on comprend mieux la vie : La foi, le ciel nous y versent le jour. Dans ce séjour que la vie est limpide ! Que de doux chants naissent sous mon soleil ! Ah ! près de toi, le bonheur, si rapide, Attend le jour de mon dernier sommeil ! Mais j'oubliais. Ne vois-je pas l'automne Flétrir la rose et pâlir l'horizon ? Vite, des fleurs, des fleurs pour ma couronne, Pour mieux cacher les rides de mon front. ”
