Rabîndranâth Tagore,
Le Jardinier d’amour
“ La nuit solitaire s’étend sur le sentier ; l’aurore sommeille derrière les collines pleines d’ombre ; les étoiles muettes comptent les heures ; la lune pâlie baigne dans la nuit profonde. Oiseau, ô mon oiseau écoute-moi, ne ferme pas tes ailes. Pour toi il n’y a ni espoir ni crainte ; il n’y a pas de paroles, pas de murmures, pas de cris. Il n’y a ni abri, ni lit de repos... Il n’y a que ta paire d’ailes et le ciel infini. Oiseau, ô mon oiseau, écoute-moi : ne ferme pas tes ailes. LXVIII Frère, nul n’est éternel et rien ne dure. ”
