Jules Le Fèvre-Deumier,
Poésies de Jules Le Fèvre-Deumier…
(1888)
“ La vie est-elle si douce, nous accueille-t-elle si bien, qu'il faille avoir peur de la quitter? Nous n'abordons le jour qu'en pleurant; pourquoi gémir encore quand il s'éloigne? Qu'avons-nous à regretter de la terre, où il n'y a pas de bonheur, et souvent pas de plaisir, qui ne finisse par une peine; où le génie n'est qu'un rêve et la beauté qu'une ombre, la gloire une fumée de sons qui se dissipe au vent qui la promène; où l'on se fait un bien de l'espérance, une plante ingrate dont les boutons ne sont jamais des fleurs; où l'on se fait un chagrin d'un malheur qui ne vient pas ”
