Jules Le Fèvre-Deumier,
Poésies
(1842)
“ Peut-être qu'au soleil, ce clocher, sale et noir, Vous gâterait le ciel, qu'il embellit, le soir : , Peut-être que ce feu, qui luit dans les chaumines, N'éclaire autour de lui que d'ignobles ruines, Que les haillons du vice, et de la pauvreté : Et l'arbre, dont le vent berce la majesté, Peut-être, dans les airs, ne porte avec tristesse, Qu'un diadême aride, usé par la vieillesse. Grâce à la nuit pourtant, on peut tout admirer. L'esprit, qu'elle aiguillonne, au lieu de l'égarer, De ses trésors qu'il rêve, enrichit la nature : L'ombre, qui la déguise, ajoute à sa parure. ”
