Auguste Leplat

Résumé

Auguste Leplat Les échos du soir : poésies (1872)

Aux rayons de Phébus ne brûlez pas vos ailes; Mais restez vers la terre, ô faibles tourterelles!
Si la fourmi travaille et cueille sur le sol, A sa force l'oiseau doit mesurer son vol.
Amis, faire des vers, besogne improductive, C'est errer sur un lac sans issue et sans rive.
Le ciel au cœur de l'homme a mis un sûr instinct : Voulez-vous dans la vie enchaîner le destin?
Que la loi du travail soit toujours votre guide, Non du travail sans but, avorton d'Énéide,
Mais du labeur sacré, du travail qui produit L'aisance avec l'honneur, tout ce par quoi l'on vit.
Source : Gallica

Auguste Leplat Les échos du soir : poésies (1872)

Et ce cercueil est beau, quand c'est Ovide, Homère Qui recèlent ce ciel dans leurs immortels chants; Quand Phébus, les Neuf-Sœurs, en un tel coin de terre, Ont pour champ de repos d'éternels monuments !
II
Puis la poésie est progressive et féconde ; La poésie est peuple et marche avec le temps : Plus de mots roturiers : tous les mots sont un monde Qu'elle prend, bonne mère, en ses embrassements !
Deux grands hommes l'ont dit : elle est une puissance, Et le sera toujours, alors qu'au cœur humain L'imagination, inséparable essence, Sur terre est à jamais le don le plus divin !
Source : Gallica

Auguste Leplat Les échos du soir : poésies (1872)

Hélas ! l'ami, le père et l'éminent époux, Tout de cœur et tout d'âme.
Dont chacun se réclame, N'est plus là pour nous tous !
Et d'abord pour sa femme !
Mais surtout, jeune enfant, il n'est plus là pour vous !
0 mon fidèle ami ! pour l'éternel voyage Avant moi vous partez, Et vous m'avertissez, Moi qui touche à votre âge, Que c'est bientôt assez, Qu'il faut aussi quitter le terrestre rivage.
Puissé-je, comme vous au suprême départ, A mon heure dernière,
Mériter sur la terre Une aussi juste part De louange sincère Qu'aux mortels bienfaiteurs on prodigue trop tard !
Source : Gallica

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