Amable Tastu,
Lectures pour les jeunes filles…
(1840)
“ Ni l'aveugle hasard, ni l'aveugle matière, N'eût pu créer mon ame, essence de lumière. Je pense : ma pensée atteste plus un Dieu Que tout le firmament et ses globes de feu. Voilé de sa splendeur, dans sa gloire profonde, D'un regard éternel il enfante le monde. Les siècles devant lui s'écoulent, et le temps N'oserait mesurer un seul de ses instans. Ce qu'on nomme destin, n'est que sa loi suprême : L'immortelle nature est sa fille, est lui-même ; Il est; tout est par lui : seul être illimité, En lui tout est vertu, puissance, éternité. ”
