Résumé

L'Abeille poétique de la jeunesse… (1836)

EMoui des rayons dont il se sent percer, L'impie avec horreur voudrait les repousser; Il n'est plus temps. Il voit la gloire qui l'opprime; Il tombe enseveli dans l'éternel abîme.... Et, loin des voluptés où fut livré son coeur, Ne trouve devant lui que la rage et l'horreur. Le vrai chrétien lui seul ne voit rien qui l'étonné ; Et sur ce tribunal que la foudre environne, Il voit le même Dieu qu'il a cru, sans le voir, L'objet de son amour, la fin de son espoir; Mais il n'a plus besoin de foi ni d'espérance ; Un éternel amour en est la récompense.
Source : Gallica

L'Abeille poétique de la jeunesse… (1836)

Leurs lits sont froids et lourds à leurs os qu'ils déforment. Les anges autour d'eux ne chantent pas en choeur ; De tout ce qu'ils ont fait le rêve les accable; Pas d'aube pour leur nuit ; le remords implacable S'est fait ver du sépulcre et leur ronge le coeur.
Oh ! dis-moi, quand tu vas , jeune et déjà pensive , Errer au bord d'un flot qui se plaint sur sa rive Sous des arbres dont l'ombre emplit l'âme d'effroi, Parfois dans les soupirs de l'onde et de la brise, N'entends-tu pas de souffle et de voix qui te dise : Enfant, quand vous prîrez, prîrez-vous pas pour moi ?
Source : Gallica

L'Abeille poétique de la jeunesse… (1836)

Que dis-je? c'est en vain qu'il implore le zèle En faveur de l'ami dont le danger l'appelle, On répond à ses cris par des cris de terreur. Hélas ! de tant de maux on ne sent que la peur. Alors suivant les lieux que la flamme ravage, Long-temps il reste seul errant sur le rivage, Des feux, des eaux, des vents tour à tour assailli. Mais d'un nouvel espoir son coeur a tressailli : Il reconnaît les bords où, consacrant leur gloire, Les Romains dans son temple adoraient la Victoire, Et déjà vers ces bords précipitant ses pas, Il voit Pomponius, il est entre ses bras.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature