Amable Tastu,
Poésies Complètes
“ Laissant à peine à l’œil qui le poursuit dans l’ombre Mesurer la hauteur de sa colonne sombre ; Et plus loin, la cascade aux caprices des vents, Aux rayons du soleil, livrant ses plis mouvans, Comme un voile argenté se déploie avec grâce ; Un millier d’arcs-en-ciel se joue à sa surface ; Et l’onde, aux feux du jour lançant des feux pareils, Scintille, divisée en globules vermeils ; Mais en touchant le but de sa chute rapide, Ce n’est plus qu’un brouillard, dont l’épaisseur humide Présente aux yeux trompés par la blanche vapeur Ces spectres, vains enfants de l’ombre et de la peur. ”

