Amable Tastu,
Poésies Complètes
“ Belle âme, que trop tôt le sort nous a ravie, D’un culte universel n’as-tu pas tressailli, Toi, qui, de tous les maux, fruits amers de la vie, Ne craignais que l’oubli ? Du volage public l’indifférent silence Te fit douter parfois de ton noble avenir : Mais tu meurs, et ce jour aux fastes de la France Inscrit ton souvenir. Comme un juge indolent, si la foule sommeille, Aux bruits des chants rivaux qui s’élèvent en chœurs, A la fin du combat sa justice s’éveille Pour nommer les vainqueurs. ”
