Théodore Botrel

Théodore Botrel

Résumé

Portrait de Théodore Botrel Théodore Botrel Coups de clairon

Le vieux cœur se réveille et bat à grands coups sourds ;
Rythmant la Joie ou bien la Tristesse de l’heure,
Scandant les Te deum ou les De Profundis,
Il bat, le triste cœur, il souffre, et saigne, et pleure
Tout le sang, tous les pleurs déjà versés, jadis !
Et le bruit monte, monte, emplit la basilique,
S’éteint, reprend, selon la victoire ou le deuil,
À croire, par instants, que la pauvre relique
Va briser les parois de son double cercueil !
Les Sceptiques ont dit : « Ce bruit, ce grand prodige,
C’est le heurt d’un marteau sur une enclume, au loin ! »
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Portrait de Théodore Botrel Théodore Botrel Coups de clairon

Et l’enclume est son cœur et le marteau son poing !
C’est toi, Bertrand, c’est toi ! Toi qui, la nuit, te lèves,
Afin de marteler sur ton cœur fort et doux
Et de tes poings carrés, tes poings d’acier, des glaives
Pour le jour où la France aura besoin de nous !
Réponds ! qu’à la chaleur de ton cœur — ô merveille ! —
La pierre soit brisée et le plomb soit fondu !
Réponds ! N’est-il pas vrai, Bertrand, que ton cœur veille
Et qu’ils ne sont pas fous ceux qui l’ont entendu ?
C’est ta fête aujourd’hui ! Vois, ton église est pleine,
Dinan t’écoute : Parle !
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