Joseph Roux, Souvenirs du bocage vendéen (1898)
“ Ils étaient beaux ainsi, ces valeureux soldats, Qui voulaient implanter chez nous leur république ! Le Vendéen priait, lorsque ce cri : « Rends-toi! » Comme un arrêt de mort, sortit des dix poitrines. Le front resplendissant de lumières divines, Le chrétien répondit : « Bourreaux, regardez-moi ! « Suis-je donc un enfant qu'on prend par les alarmes?... Sachez qu'un Vendéen est un homme de coeur, Qui préfère la mort à votre déshonneur. Vous êtes dix contre un... c'est bien! prenez vos armes! » Et les lâches frappaient... et leur glaive cruel Se rougissait du sang de la pure victime. ”
